# J'ai relu mes rédactions de sixième. GOSH. Pathétique.
# J'ai peur d'être tout aussi pathétique et de ne m'en rendre compte que dans trois ans; et trois ans plus tard me rendre compte que dans trois ans -trois ans plus tôt- j'étais terriblement pathétique aussi. A moins que ça ne soit 4 ou 5 ans, ou peut être deux. Le pire, ce serait que je reste pathétique jusqu'à la fin de ma vie. Supposez. Je préfère crever. Mais c'est terriblement vicieux, pire que tous les regards dans les gares des capitales du monde entier pendant les vacances d'été, car si je ne me rendais compte que je suis pathétique que dans trois ans, et je n'aurais pu m'épargner ces années de pathétisme, faute de conscience d'être pathétique.
Non, soyons sérieux, je mens, j'avais dis que je ne le faisais plus entre 1 heure et 1 heure trente du matin. Il est une heure vingt-neuf. Quel manque de bol. Le pire, c'est que c'est une longue minute. Vraiment très longue... Ah, ça y est, enfin libérée. Je déteste le nombre 30 -pas vous?
J'en étais à vous dire combien je me trouvais d'ores et déjà pathétique sans avoir besoin d'attendre trois ans. Ainsi donc, tout est réglé -et pourtant je ne tiens pas tant que ça à me tuer. Alors j'endurerai le pathétisme pendant encore trois année; et après, on avisera.
# Tenez, je vais vous raconter. Maintenant, je fais des crises très bizarres. A vrai dire, ce n'était pas vraiment une crise. Ca n'a duré que quelques minutes, penchée sur la table de la cuisine, une fourchette à la main, avalant goulûment, sans mâcher bien entendu, la salade de pâtes dans le grand saladier noir. J'avais très, très peur qu'on me l'arrache, qu'on me le vole, qu'on m'en prive, alors il fallait faire vite, très vite, le plus vite possible. J'avais raison. Quelques heures plus tard, au dîner, il n'y en avait plus. Et je ne l'avais pas fini, non non. Si ? Vous croyez que c'est moi !? Que JE me suis privée de cette salade de pâtes -en en mangeant, pourtant. Non, c'est Papa, qui l'a toute ingurgitée devant la télé.
Je suis une boulimique plus réservée, et puis ce n'était pas une crise, c'était une espèce de queue de cochon, en tirbouchon. Trop mignon <3 Enfin, pas là. Là, c'était dégueulasse. Allez tous crevez.
# Je ne sais plus écrire. Ce ne sont que des échauffements; ronds de jambes, pliés, rien de plus. J'espère. C'est terriblement angoissant d'avoir perdu ses mots.
Niark, elle était jolie la petite innocente qui refusait de manger ses frites dans le parc d'attraction. J'adorais ses oreilles. Mais ne mens pas, mignonne, je l'ai eu dans la bouche ton petit goût salé. Pendant des heures, tu colles à la langue, vraiment.
Heureusement que j'ai eu droit à une crise pour faire passer la chose. Non allez, c'était agréable, mais j'ai eu peur que tu me fasses grossir. Je suis déjà si grosse.
Et puis au final, tu l'as acceptée, la frite que je te tendais. Pas vrai ?
Vous saviez que les poissons goûtent à distance les aliments !? Ils ont des bourgeons du goût sur les lèvres, autour de la bouche, sur la tête et même, pour certains d'entre eux, jusque près de la queue. C'est à dire que sans introduire la nourriture dans leur bouche, ils peuvent en connaître le goût, grâce aux particules de l'aliment diffusées dans l'eau. Si ça, c'est pas WAW !