:\

Privée d'ordi jusqu'à nouvel ordre.
Adieu, monde cruel.

# Posté le samedi 30 août 2008 11:55

Fantasmes.

Fantasmes.
I have to be pretty.
I have to be skinny.
I have to be happy.

Prettier; skinnier; happier.


La folie a toujours enivré les narines du monde. Frémissantes, elles effleuraient, défleuraient, enfluaient & jubilaient, surtout, de leur découverte. Parcourir l'océan du bout du nez, chatouiller le Soleil et enlacer les princesses sans perdre rien des olfactives ivresses dont ceux-ci se paraient.
Parlons-en, des princesses. Dans leurs palais déserts, elles errent, la pointe de leur cheveux balayant le parquet trop lisse, tantôt écrasées par la plante de leurs pieds élégants. Eternelles princesses impatientes, elles s'ennuient de trop de grandeurs -Ô, folie. Distraites parfois par quelqu'ogre au ventre élastique, élastique à l'infini, par quelque libellule parlante, perdue dans le bleu rougeoyant de ses ailes, ou par quelque fantôme somptueux incrusté de diamants.
Les sourires craquèlent leur peau oubliée, leurs bras fins avilis par trop du Vide qui les maintient.

L'ogre les avalaient, puis les recrachait -ou pire, les vomissait. Attrapant sadiquement leurs cheveux rayonnants, il les plongeaient toutes entières dans sa gorge suintant la faim, prenant soin au passage de jeter quelque furtif regard sous leurs robes trop vastes. Les princesses ainsi avaient défilé dans son oesophage, parfois par poignées, se lovant confortablement dans son flasque estomac. Quelques temps abandonnées en son corps gigantesque, comblant un instant le vide gargantuesque, elles bavardaient patiemment, puis en un rejet bref et collant, atterrissaient à nouveau sur le parquet vernis de leur palais, rapidement lavées et purifiées des immondices auxquelles elles avaient été mêlées.

La libellule les étourdissait, volant courageusement autour de leur bouche timide, battant des ailes en une pluie étoilées contre leurs cils, s'acharnant sur leurs maigres épaules à les faire voler. Elle récitait quelques poèmes enchantés, arrachant quelques gargouillis amusés aux princesses ravies d'étonnement. Elle tressait leurs chevelure dorée du mieux qu'elle pouvait, maladroite mais assurée, et chantait quelques comptines pour enfant de sa voix pailletée.

Le fantôme les initiait au vice, étalant en leurs lits d'infâmes liquides, titillant sous leurs robes des lieux trop intimes. Le fantôme les éblouissait du scintillement de ses pierres pour mieux les pervertir par des corps à âmes brûlants. Il les dénudait précipitamment, amusé par leurs lèvres innocemment entrouvertes, avant de mordre & griffer passionnément leur peau trop parfaite, au milieu des soupirs et des gémissements savourants.



Vous m'accompagnerez les voir, les princesses ?


[PS: Rose, tu me dois une explication. J'ai eu et j'ai toujours besoin de toi, et va savoir pourquoi. Ne t'en vas pas ! Explique moi, au moins...]

# Posté le vendredi 29 août 2008 09:38

Modifié le vendredi 29 août 2008 09:58

/:

/:


Je devrais vous parler des elfes, des vampires, des fées, des ogres et des serpents qui font des fellations du bout de leur langue fendue.


MAIS non, je dois vous parler du corps de brume sans indépendance loin de son sapin. <3

Imaginez une créature envoûtante, captivante, merveilleuse, avec des jambes longues comme des échasses, des yeux si grands et mystérieux qu'on y planterait bien deux doigts pour voir de quelle texture sont les iris, le corps nuageux et déliquescent, qui d'une voix légère et piquante vous annonce que vous êtes sensationnelle, debout aux côtés d'un jeune arbre aux épines verdolines déchues.

Owaw, hin ?


Dites. LES ANOREXIQUES, ÇA FAIT CACA ?

Elle est dangereuse, parce que son ventre est très sensible à la cerise et au chocolat. C'est pour ça qu'elle enroule ses cheveux autour des sushis jaunes fourrés au saumon caramélisé. Elle aime chanter sous la grande roue où les chevaux se dandinent sous sa douce comptine envoûtante. Un jour, un homme s'approcha d'elle pour la frapper, mais il rata son coup et se prit une gifle dans les dents. Elles volèrent en éclats et il s'écroula.

Amen.

>_<


NON-NUBILE. J'ai dû chercher dans le dictionnaire. La honte.



Demain je vous raconte une autre histoire.

# Posté le mercredi 27 août 2008 12:33

Modifié le mercredi 27 août 2008 13:08

[Gosh.]

C'est traumatisant.


http://www.killthepigeons.com/nucleus/index.php?blogid=1&archive=2006-10



ROSE, RESTE !
JE T'EN PRIE...

# Posté le dimanche 24 août 2008 12:04

Modifié le mardi 26 août 2008 16:24

Hit the road, Jack, and don't you come back no more, no more, no more, no more, hit the road, Jack, and don't you come back no more...

Hit the road, Jack, and don't you come back no more, no more, no more, no more, hit the road, Jack, and don't you come back no more...
# J'ai relu mes rédactions de sixième. GOSH. Pathétique.
# J'ai peur d'être tout aussi pathétique et de ne m'en rendre compte que dans trois ans; et trois ans plus tard me rendre compte que dans trois ans -trois ans plus tôt- j'étais terriblement pathétique aussi. A moins que ça ne soit 4 ou 5 ans, ou peut être deux. Le pire, ce serait que je reste pathétique jusqu'à la fin de ma vie. Supposez. Je préfère crever. Mais c'est terriblement vicieux, pire que tous les regards dans les gares des capitales du monde entier pendant les vacances d'été, car si je ne me rendais compte que je suis pathétique que dans trois ans, et je n'aurais pu m'épargner ces années de pathétisme, faute de conscience d'être pathétique.
Non, soyons sérieux, je mens, j'avais dis que je ne le faisais plus entre 1 heure et 1 heure trente du matin. Il est une heure vingt-neuf. Quel manque de bol. Le pire, c'est que c'est une longue minute. Vraiment très longue... Ah, ça y est, enfin libérée. Je déteste le nombre 30 -pas vous?
J'en étais à vous dire combien je me trouvais d'ores et déjà pathétique sans avoir besoin d'attendre trois ans. Ainsi donc, tout est réglé -et pourtant je ne tiens pas tant que ça à me tuer. Alors j'endurerai le pathétisme pendant encore trois année; et après, on avisera.
# Tenez, je vais vous raconter. Maintenant, je fais des crises très bizarres. A vrai dire, ce n'était pas vraiment une crise. Ca n'a duré que quelques minutes, penchée sur la table de la cuisine, une fourchette à la main, avalant goulûment, sans mâcher bien entendu, la salade de pâtes dans le grand saladier noir. J'avais très, très peur qu'on me l'arrache, qu'on me le vole, qu'on m'en prive, alors il fallait faire vite, très vite, le plus vite possible. J'avais raison. Quelques heures plus tard, au dîner, il n'y en avait plus. Et je ne l'avais pas fini, non non. Si ? Vous croyez que c'est moi !? Que JE me suis privée de cette salade de pâtes -en en mangeant, pourtant. Non, c'est Papa, qui l'a toute ingurgitée devant la télé.
Je suis une boulimique plus réservée, et puis ce n'était pas une crise, c'était une espèce de queue de cochon, en tirbouchon. Trop mignon <3 Enfin, pas là. Là, c'était dégueulasse. Allez tous crevez.
# Je ne sais plus écrire. Ce ne sont que des échauffements; ronds de jambes, pliés, rien de plus. J'espère. C'est terriblement angoissant d'avoir perdu ses mots.

Niark, elle était jolie la petite innocente qui refusait de manger ses frites dans le parc d'attraction. J'adorais ses oreilles. Mais ne mens pas, mignonne, je l'ai eu dans la bouche ton petit goût salé. Pendant des heures, tu colles à la langue, vraiment.
Heureusement que j'ai eu droit à une crise pour faire passer la chose. Non allez, c'était agréable, mais j'ai eu peur que tu me fasses grossir. Je suis déjà si grosse.
Et puis au final, tu l'as acceptée, la frite que je te tendais. Pas vrai ?


Vous saviez que les poissons goûtent à distance les aliments !? Ils ont des bourgeons du goût sur les lèvres, autour de la bouche, sur la tête et même, pour certains d'entre eux, jusque près de la queue. C'est à dire que sans introduire la nourriture dans leur bouche, ils peuvent en connaître le goût, grâce aux particules de l'aliment diffusées dans l'eau. Si ça, c'est pas WAW !

# Posté le jeudi 31 juillet 2008 09:54

Modifié le jeudi 21 août 2008 19:57