[Tes parents auront peur de moi.]

[Tes parents auront peur de moi.]
Et l'imaginer embrasser le ventre, espérant, peut-être, que le mal s'envolera.
# Posté le mardi 10 juin 2008 15:02

[L'Automne des idées.]

[L'Automne des idées.]
?... elleb sulp al tse iuq iom sid rioriM ,rioriM Miroir, Miroir, dis moi qui est la plus belle ...?


J'ai envie que tout tourne autour de moi, de tourner autour de tout, de danser, voler, tournoyer, tournoyer, tournoyer, à en avoir le tournis et à m'en éffondrer. J'ai envie d'être belle, d'être maigre, de courir et de vivre, vite.



Comment vous expliquer l'état dans lequel je suis plongée depuis hier ? Je ne suis pas heureuse, non, ce n'est pas le bonheur qui m'emplit le corps.
Mais je me sens bien. Ce matin j'ai mangé comme une personne normale, j'ai trouvé ça énorme, mais il paraît que tout le monde fait ça. Alors je suis contente. Parce que dans le fond, ce n'est pas même le quart d'une crise.
Par contre, depuis, je n'ai pas faim du tout. Là, ça commence un peu, mais je ne sais pas encore si je vais attendre le dîner, ou manger un petit peu. Comment font les gens normaux ??


« Ce n'est pas une nécessité superficielle,
C'est juste une futilité existentielle. »

# Posté le dimanche 08 juin 2008 13:20

[Ô divine des divines.]

[Ô divine des divines.]
DANSE MACABRE

Fière, autant qu'un vivant, de sa noble stature,
Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants,
Elle a la nonchalance et la désinvolture
D'une coquette maigre aux airs extravagants.

Vit-on jamais au bal une taille plus mince ?
Sa robe exagérée, en sa royale ampleur,
S'écroule abondamment sur un pied sec que pince
Un soulier pomponné, joli comme une fleur.

La ruche qui se joue au bord des clavicules,
Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher,
Défend pudiquement des lazzi ridicules
Les funèbres appas qu'elle tient à cacher.

Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,
Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
O charme d'un néant follement attifé.

Aucuns t'appelleront une caricature,
Qui ne comprennent pas, amants ivres de chair,
L'élégance sans nom de l'humaine armature.
Tu réponds, grand squelette, à mon goût le plus cher !

Viens-tu troubler avec ta puissante grimace,
La fête de la Vie ? ou quelque vieux désir,
Eperonnant encore ta vivante carcasse,
Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir ?

Au chant des violons, aux flammes des bougies,
Espères-tu chasser ton cauchemar moqueur,
Et viens-tu demander au torrent des orgies
De rafraîchir l'enfer allumé dans ton coeur ?

Inépuisable puits de sottise et de fautes !
De l'antique douleur éternel alambic !
A travers le treillis recourbé de tes côtes
Je vois, errant encor, l'insatiable aspic.

Pour dire vrai, je crains que ta coquetterie
Ne trouve pas un prix digne de ses efforts ;
Qui, de ces coeurs mortels, entend la raillerie ?
Les charmes de l'horreur n'enivrent que les forts !

Le gouffre de tes yeux, plein d'horribles pensées,
Exhale le vertige, et les danseurs prudents
Ne contempleront pas sans d'amères nausées
Le sourire éternel de tes trente-deux dents.

Pourtant, qui n'a serré dans ses bras un squelette,
Et qui ne s'est nourri des choses du tombeau ?
Qu'importe le parfum, l'habit ou la toilette ?
Qui fait le dégoûté montre qu'il se croit beau.

Bayadère sans nez, irrésistible gouge,
Dis donc à ces danseurs qui font les offusqués :
« Fiers mignons malgré l'art des poudres et du rouge,
Vous sentez tous la mort ! O squelettes musqués,

Antinoüs flétris, dandys à face glabre,
Cadavres vernissés, lovelaces chenus,
Le branle universel de la danse macabre
Vous entraîne en des lieux qui ne sont pas connus !

Des quais froids de la Seine aux bords brûlants du Gange,
Le troupeau mortel saute et se pâme, sans voir
Dans un trou du plafond la trompette de l'Ange,
Sinistrement béante ainsi qu'un tromblon noir.

En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire
En tes contorsions, risible Humanité,
Et souvent, comme toi, se parfumant de myrrhe,
Mêle son ironie à ton insanité ! »

Charles Baudelaire.


J'adore les mots esquinter, orpheline, spermatozoïde et coquelicot.

& Vous ?
# Posté le mercredi 04 juin 2008 05:44
Modifié le mercredi 04 juin 2008 08:38

[Une fleur dans la bouche.]

[Une fleur dans la bouche.]
J'ai envie de tout niquer, tout défoncer, tout détruire, j'ai envie de m'exploser la gueule contre le bitume humide, j'ai envie de sucer Maxie et de baiser Cassie, j'ai envie de faire du parapente et de me péter les deux bras (ou les trois, si le coeur m'en dit). J'ai envie de hurler, d'arracher la gra(i)sse sous ma peau, de dégueuler ma vie, de faire passer mon estomac par mon oesophage, de m'étouffer avec, de CREVER.
J'ai envie d'être une autre, de mourir, de renaître, de MOURIR. J'ai envie de LSD, de COULEURS, de SONS, j'ai envie d'une
Vie !
Oh putain putain, putain d'envie de me couper en morceaux, de rayonner de rayons de sang, de consteller mon ventre de blessures, waw, de coupures.
Putain elles me font rire en manches courtes avec une petite ligne, putainement RIDICULE, trop douillettres pour se niquer le bras, décidant qu'une caresse du bout de l'ongle suffira.
Vous voulez l'voir, mon bras, rouge, rose, bleu, mauve, ou JAUNE, selon la saison, décoré de cicatrices AGRESSIVES, douces et plaisantes !?

ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE, PUTAIN.

Je me sens vieille et aigrie, comme une psychopathe lesbienne en chaleur, comme un coquelicot moisi sur une tombe, comme une PUTE défoncée par la BOUFFE.

Quelle importance de toutes façons !? Une fille qui meure, une fille qui vit, tout l'monde s'en fout, c'est pour les statistiques.
Y'avait des lights dans mon paquet, mais quel intérêt putain, PUTAIN, PUTAIN.
Quitte à se défoncer les poumons autant le faire avec grâce et complaisance.

Putain je perd la boule, la boule. TSS, mais je n'en ai pas.
Et l'odeur de la clope qui envahit ma chambre, la fenêtre ouverte et les moustiques qui squattent. Si j'pleure par les oreilles, c'est juste que c'est plus classe. J'entends moins leurs gémissements de chatte égorgée, je retourne dans ma tête, la boule que je n'ai pas.
Je ne suis pas juste folle, je suis aussi

La phase compulsive vaguement terminée, je tente (vainement?) de réduire l'emploi du mot qui m'obsède sans doute: putain. Je suis vulgaire, ma foi. Je m'en excuse. Ne pensez pas que cette dernière phrase sans point soit aboutie, bien sûr que non je ne SUIS pas tout court.
Vous n'imaginez pas comme je me sens mal.


J'ai envie de ressentir, subitement.
J'ai envie de tomber amoureuse & carrément, même.
C'est que là, je m'ennuie.


# Posté le dimanche 01 juin 2008 12:03

Guerilla Poubelle.

Pif, paf, pouf.
Je suis une grosse pétasse.


T. dit : (17:20:59)
juste est ce que tu peux me rapeler qui tu es ?
J. dit : (17:21:20)
Tout dépend de qui tu es toi ô_Ô ?
T. dit : (17:21:32)
tiphaine
J. dit : (17:22:18)
Mais encore...? Moi c'est Juliette.
[...]
J. dit (17:24:18) :
Ah ! J'crois qu'on était allées au théatre y'a hyyyyypeeeeeeer longtemps avec D., toi et moi.
T. dit : (17:24:51)
ah et tu avais vomi ?
[...]


Apparemment, il me faut bien ça pour qu'on se souvienne de moi.

Au début je suis restée sans mots, et puis je me suis souvenue. On devait avoir 10 ans grand maximum, j'étais malade en voiture et j'avais tout dégueulé. Mais ça n'empêche que ça m'a choquée qu'elle ne se souvienne que de ça.

Sous les touches de mon clavier se sont immiscées quelques miettes.Ca en devient comique, tordu, ridicule.
Je suis g ... orgée, avée, entille, arce, rave, antée, rattée, rondée, ravée, igotée, atée, outée, outeuse, ranuleuse, éante, roupie, rasse, ratte-cul, ribouillée, riffée, rillée, rignotée, rillagée, rimacée, reffée, renouillée, azeuse, achée, énérée, risée, rotesque, ommée, arnie, amine, iraffée, onfflée, ivrée, irlée, igantesque...
GROSSE.


Pfff.




Embrasser un garçon sur la bouche et puis se mouiller... L'envoyer vers le fond du couloir et puis se brûler...

Moi je veux vivre un peu plus fort .
Guerilla Poubelle.
# Posté le vendredi 30 mai 2008 11:24
Modifié le vendredi 30 mai 2008 13:57