[Moi je te promets une belle histoire, que plus personne ne me parlera, que plus personne, ne me touchera.]

[Moi je te promets une belle histoire, que plus personne ne me parlera, que plus personne, ne me touchera.]
She keeps Moat and Chandon,
In her pretty cabinet,
Let them eat cake, she says,
Juste like Marie-Antoinette...

Je suis morte de trouille, rongée par le stress, mon ventre se tord dans tous les sens, mes paupières se ferment... J'avance dans un brouillard épuisant, je titube, je tombe, je me perd. Je rêve, je tisse, je vole, je pars, j'ai mal, j'hésite, je doute. C'est trop d'émotions, trop de sentiments, ça me fait mal et ça m'angoisse. Je sais bien qu'on attend pas de moi la perfection, mais NON. Tout le monde aimerait que je sois parfaite ! C'est évident. Je n'aime pas qu'on me mente pour me rassurer ou me faire plaisir, je n'aime pas qu'on me mente tout court. C'est un art, un divertissement, un jeu qui m'est réservé.

Les violons hurlent dans mes oreilles les larmes que je ne peux pas faire sortir. Je m'enfonce des stylos dans les bras, je serre mon ours contre moi, je suis perdue. Je suis balancée, transportée, fragmentée sur chaque mur, d'un mur à l'autre, d'un angle à l'autre. Je me cogne visage et corps, je tremble de peur. Vous me faites peur. Ils me font peur.

[Tout faire avant que tout s'éteigne...]

J'ai envie de tout plaquer, de tout arrêter. En rentrant aujourd'hui je réfléchissais. Non pas à la possibilité que, mais au moment où j'ingurgiterai tous ses (ou ces, comme vous préférez) médicaments. Je pensais aujourd'hui, sincèrement. Ca m'aurait évité les tortures du mercredi.
Je m'en fous, de ma putain de vie. Je m'en fous de mon putain de corps. Seulement, je ne veux pas mourir n'importe comment... Je ne compte pas être grosse et écrasée contre les parois de mon cercueil, ce serait manquer de respect envers la mort. Triste.
Il me faut parfaire ce corps pour avoir le droit de mourir. Qu'importe si ce sont les cachets, les billes blanches, sphères apaisantes, bulles élastiques, qui m'emportent vers le repos, enfin, ou si c'est mon estomac qui à trop être vide m'englobera comme un trou noir ransforme ce qui l'environe en absence de matière.

Bah, je suis encore grosse. Mais ça viendra, mon Dieu, j'espère. J'en ai marre des miettes entre mes dents, du chocolat contr emon palais, je suis lassée de ces aliments qui ne m'apportent pas la satisfaction que je voudrais -sinon, pourquoi en mangerais-je tant? C'est seulement qu'ils ne me contentent pas, et que, déçue, j'en avale beaucoup à la recherche de ce que j'espérais ressentir... Je croyais aimer le chocolat, mais ce n'est qu'une illusion...

A l'heure où j'écris toutes ces conneries, je planifie déjà ma prochaine crise. Si ce n'est pas stupide... Je prétends toutes sortes de choses, mais je sais déjà que mon estomac ne vas pas tarder à exploser. L'agitation s'empare de mes membres, le stress m'envahit, il faut que je l'apaise, que je me calme... Je n'ai pas le temps...

[ Et sans manière elle fout le camp
Vers moi devant
Et moi je l'apprends et elle m'éprend
Et par derrière par devant
Elle aura tout son temps
Et sans retour en arrière
Pour s'enfuir en avant
Envole-toi ! ]

[Et ton parfum est clandestin dans ma main...]

J'angoisse, je ne respire plus. La tête me tourne, je tremble. Mes yeux se constellent de larmes, ma vision se trouble. J'avale la boule qui coince ma gorge, je déglutis, je sors.
J'ai si peur.



# Posté le mercredi 28 mai 2008 05:44
Modifié le mercredi 28 mai 2008 06:09

Quelle bande d'enfoirés.

Quelle bande d'enfoirés.

Pareille aux mannequins (bientôt), vaguement ridicule, je m'empiffrais, mais chut. C'est un secret. Regardez bien, c'est l' imparfait, ce qui est sale doit y rester.
Je laisse donc ces crises affreuses dans l'imparfait pour me réfugier dans mon parfait, parce que ça suffit, il faut que je m'arrête. Non pas que je sois grosse, enfin, je ne vous le dirais pas [Ca ne se dit pas.], simplement je veux maigrir -parce que oui, je suis grosse.

Non, ne me croyez pas folle, je ne le suis pas. Si, mais vous ne le savez pas. Personne ne sait. Personne, c'est moi. Je ne suis Personne, Personne c'est Rien, et puis surtout, Personne est parfait. Oui, je suis comme tous ces pré-pubères qui aiment à tordre les mots, pourquoi mettre deux fois la négation, tout est dans le personne...
J'ai mes règles, c'est dégueulasse, ça pue, ça colle, ça tache, ça coule, c'est écoeurant, dégoutant, salissant, déprimant. Putain, jOre j'veux avoir des gosses, jOre j'veux leur donner la joie de se faire baiser par la vie autant que moi. jOre j'veux d'une jolie petiote qui va rigoler pleurer et chier dans son froke pendant les 10 premiers mois de sa vie pour ensuite comprendre que putain, c'est que d'la merde, et pour qu'elle se suicide à 15 ans -voir plus tôt, qui sait, je serai(s) une si mauvaise mère. Nan, sérieux, à quoi ça me serre d'avoir des culottes pleines de sang dégueu et puant, merde.?.

Bref, que disais-je? Qu'il me fallait maintenant pénétrer le présent. Le présent doit être intact, propre, pur, irréprochable -parfait, si vous préférez.
Lily s'est barrée. Elle s'est cassée, elle m'a plantée. C'est vrai qu'à force, je m'embrouillais. Tantôt elle était moi, tantôt elle était elle, tantôt elle était dans moi. Mais là, c'est mon amie, et elle est partie.
Je sais quand elle rentre. Le premier Juin, elle m'a dit. D'ici là il me faut impérativement parfaire ce corps. Elle ne mange plus depuis si longtemps, elle, je serai loin de toutes façons d'être à sa hauteur. Mais au moins, lui faire plaisir. Lui plaire, passant ma langue sur mes dents. Je suis une salope, une garce, une pute ? Tu parles. Je ne sais même pas quel goût ont les lèvres des autres.

Je déteste tellement le mercredi. Celui-ci c'est bien mal passé, comme d'habitude. Mais c'est terminé. Le prochain sera délicieusement hyperprotéiné, un point c'est tout.

Laissez moi rire. Mon échine se tord, se contorsionne, comme elle est drôle. Je n'aime plus ses ça va, ses savates, je l'aime bien, ouais. Mais elle fait chier.
Tout le monde me fait chier. Je, me fait chier.


Waaaw.



Just a smily smile ?


* =) *




FoOd is not for eat, just for look, just for joke.

# Posté le mercredi 21 mai 2008 17:02
Modifié le mercredi 21 mai 2008 17:17

.

.
Je sais que je ne dis plus rien depuis quelques jours. Je ne sais plus très bien combien, mais qu'importe.
Je suis lasse. C'est dans les méandres de mon appareil digestif que se glissent chaque seconde quelques parcelles du peu de vie qu'il reste en moi, pour finir au fond des chiottes, et peu importe de quel côté.

Je me fais chier, à saliver, je me fais chier, à bouffer, je me fais chier, à engraisser. J'aimerais arrêter. Je ne comprends pas par où s'est glissée ma volonté. Elle m'a filée entre les doigts, en un courant d'air froid, putain. Elle est plus là.
Pourtant sa bouche entrouverte et ses cheveux évanescents me font rêver, j'ai envie de m'envoler, moi aussi, j'ai envie de nager. J'ai envie de tourner, de danser, de rire. De maigrir.

Wahou.

Ca sont ces mots qui, dénués de sens, souillent mes pensées, mon corps et mon claver. Sans doutes ne percuteront-ils aucunement vos yeux fébriles aux pupilles excitées, sans doutes se perdront-ils dans le flots de vos réflexions, comme dans celui des miennes qui ne cessent et ne cessent d'être bafouées par mon estomac. Je ne vaux rien, et je le sais. J'en ai marre qu'on me mente et qu'on fasse semblant de me consoler, ils ne me croient pas quand je parle et tant mieux, parce que je mens. Tout le temps. Non, ce n'est plus tellement amusant mais je n'en n'ai strictement rien à foutre. Je suis bien comme ça. C'est cool.

Tous les matins je me réveille le ventre vide et je me dis que la journée sera anorexique, mais mes journées s'ensuivent, boulimiques. C'est stupide.

Je suis une trouillarde sans couilles et je tourne en rond. Je ne sers à rien, putain, je sers à rien.

Wahou.

# Posté le dimanche 18 mai 2008 07:13
Modifié le lundi 19 mai 2008 14:05

ARF.

Demain, j'ai treize ans.


C'est une phrase honteuse et profane que je devrais ma foi écrire en tout petit et faire en sorte de dissimuler au milieu des mots. Seulement j'ai eu envie de l'écrire en si gros de façon à vous le dire à tous: Je ne suis pas belle, pas jolie, pas gentille, pas magique, pas douée. Je suis grosse et je grandis.

"On ne vous l'a jamais dit, mais vous savez obscurément qu'une dégradation terrible vous attend, qui s'en prendra à vos corps idéaux et à vos humeurs non moins idéales pour faire de vous des acnéiques tourmentés."
(L'Hygiène de l'assassin, Amélie Nothomb.)

Enfin. J'y suis depuis quelques temps dans cette putain d'adolescence.

J'aimerais me mettre à danser, à tournoyer, dans les bras de la beauté. M'enivrer de son parfum, enfantin. Redevenir pure et angélique comme Léopoldine l'est. Pâle, frileuse, maigre, grande et fracassante, déchirante, émouvante, attachante.
Danser les pieds agacés, emportés, danser le sourire aux lèvres et les lèvres indemnes. Propres. Vierges de tous péchés.

Je bloque sur mes mots. Je ne parviens plus à rien, je ne sais plus écrire. Pardon.




Elle est incroyable, et ses doigts sont magiques. Même plus.
ARF.
# Posté le dimanche 11 mai 2008 13:07

...

...
Embrassez-moi. Câlinez-moi. Rassurez-moi.


J'ai peur.
# Posté le dimanche 04 mai 2008 13:10