[Une fleur dans la bouche.]

[Une fleur dans la bouche.]
J'ai envie de tout niquer, tout défoncer, tout détruire, j'ai envie de m'exploser la gueule contre le bitume humide, j'ai envie de sucer Maxie et de baiser Cassie, j'ai envie de faire du parapente et de me péter les deux bras (ou les trois, si le coeur m'en dit). J'ai envie de hurler, d'arracher la gra(i)sse sous ma peau, de dégueuler ma vie, de faire passer mon estomac par mon oesophage, de m'étouffer avec, de CREVER.
J'ai envie d'être une autre, de mourir, de renaître, de MOURIR. J'ai envie de LSD, de COULEURS, de SONS, j'ai envie d'une
Vie !
Oh putain putain, putain d'envie de me couper en morceaux, de rayonner de rayons de sang, de consteller mon ventre de blessures, waw, de coupures.
Putain elles me font rire en manches courtes avec une petite ligne, putainement RIDICULE, trop douillettres pour se niquer le bras, décidant qu'une caresse du bout de l'ongle suffira.
Vous voulez l'voir, mon bras, rouge, rose, bleu, mauve, ou JAUNE, selon la saison, décoré de cicatrices AGRESSIVES, douces et plaisantes !?

ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE, PUTAIN.

Je me sens vieille et aigrie, comme une psychopathe lesbienne en chaleur, comme un coquelicot moisi sur une tombe, comme une PUTE défoncée par la BOUFFE.

Quelle importance de toutes façons !? Une fille qui meure, une fille qui vit, tout l'monde s'en fout, c'est pour les statistiques.
Y'avait des lights dans mon paquet, mais quel intérêt putain, PUTAIN, PUTAIN.
Quitte à se défoncer les poumons autant le faire avec grâce et complaisance.

Putain je perd la boule, la boule. TSS, mais je n'en ai pas.
Et l'odeur de la clope qui envahit ma chambre, la fenêtre ouverte et les moustiques qui squattent. Si j'pleure par les oreilles, c'est juste que c'est plus classe. J'entends moins leurs gémissements de chatte égorgée, je retourne dans ma tête, la boule que je n'ai pas.
Je ne suis pas juste folle, je suis aussi

La phase compulsive vaguement terminée, je tente (vainement?) de réduire l'emploi du mot qui m'obsède sans doute: putain. Je suis vulgaire, ma foi. Je m'en excuse. Ne pensez pas que cette dernière phrase sans point soit aboutie, bien sûr que non je ne SUIS pas tout court.
Vous n'imaginez pas comme je me sens mal.


J'ai envie de ressentir, subitement.
J'ai envie de tomber amoureuse & carrément, même.
C'est que là, je m'ennuie.


# Posté le dimanche 01 juin 2008 12:03

Guerilla Poubelle.

Pif, paf, pouf.
Je suis une grosse pétasse.


T. dit : (17:20:59)
juste est ce que tu peux me rapeler qui tu es ?
J. dit : (17:21:20)
Tout dépend de qui tu es toi ô_Ô ?
T. dit : (17:21:32)
tiphaine
J. dit : (17:22:18)
Mais encore...? Moi c'est Juliette.
[...]
J. dit (17:24:18) :
Ah ! J'crois qu'on était allées au théatre y'a hyyyyypeeeeeeer longtemps avec D., toi et moi.
T. dit : (17:24:51)
ah et tu avais vomi ?
[...]


Apparemment, il me faut bien ça pour qu'on se souvienne de moi.

Au début je suis restée sans mots, et puis je me suis souvenue. On devait avoir 10 ans grand maximum, j'étais malade en voiture et j'avais tout dégueulé. Mais ça n'empêche que ça m'a choquée qu'elle ne se souvienne que de ça.

Sous les touches de mon clavier se sont immiscées quelques miettes.Ca en devient comique, tordu, ridicule.
Je suis g ... orgée, avée, entille, arce, rave, antée, rattée, rondée, ravée, igotée, atée, outée, outeuse, ranuleuse, éante, roupie, rasse, ratte-cul, ribouillée, riffée, rillée, rignotée, rillagée, rimacée, reffée, renouillée, azeuse, achée, énérée, risée, rotesque, ommée, arnie, amine, iraffée, onfflée, ivrée, irlée, igantesque...
GROSSE.


Pfff.




Embrasser un garçon sur la bouche et puis se mouiller... L'envoyer vers le fond du couloir et puis se brûler...

Moi je veux vivre un peu plus fort .
Guerilla Poubelle.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 11:24

Modifié le vendredi 30 mai 2008 13:57

[Moi je te promets une belle histoire, que plus personne ne me parlera, que plus personne, ne me touchera.]

[Moi je te promets une belle histoire, que plus personne ne me parlera, que plus personne, ne me touchera.]
She keeps Moat and Chandon,
In her pretty cabinet,
Let them eat cake, she says,
Juste like Marie-Antoinette...

Je suis morte de trouille, rongée par le stress, mon ventre se tord dans tous les sens, mes paupières se ferment... J'avance dans un brouillard épuisant, je titube, je tombe, je me perd. Je rêve, je tisse, je vole, je pars, j'ai mal, j'hésite, je doute. C'est trop d'émotions, trop de sentiments, ça me fait mal et ça m'angoisse. Je sais bien qu'on attend pas de moi la perfection, mais NON. Tout le monde aimerait que je sois parfaite ! C'est évident. Je n'aime pas qu'on me mente pour me rassurer ou me faire plaisir, je n'aime pas qu'on me mente tout court. C'est un art, un divertissement, un jeu qui m'est réservé.

Les violons hurlent dans mes oreilles les larmes que je ne peux pas faire sortir. Je m'enfonce des stylos dans les bras, je serre mon ours contre moi, je suis perdue. Je suis balancée, transportée, fragmentée sur chaque mur, d'un mur à l'autre, d'un angle à l'autre. Je me cogne visage et corps, je tremble de peur. Vous me faites peur. Ils me font peur.

[Tout faire avant que tout s'éteigne...]

J'ai envie de tout plaquer, de tout arrêter. En rentrant aujourd'hui je réfléchissais. Non pas à la possibilité que, mais au moment où j'ingurgiterai tous ses (ou ces, comme vous préférez) médicaments. Je pensais aujourd'hui, sincèrement. Ca m'aurait évité les tortures du mercredi.
Je m'en fous, de ma putain de vie. Je m'en fous de mon putain de corps. Seulement, je ne veux pas mourir n'importe comment... Je ne compte pas être grosse et écrasée contre les parois de mon cercueil, ce serait manquer de respect envers la mort. Triste.
Il me faut parfaire ce corps pour avoir le droit de mourir. Qu'importe si ce sont les cachets, les billes blanches, sphères apaisantes, bulles élastiques, qui m'emportent vers le repos, enfin, ou si c'est mon estomac qui à trop être vide m'englobera comme un trou noir ransforme ce qui l'environe en absence de matière.

Bah, je suis encore grosse. Mais ça viendra, mon Dieu, j'espère. J'en ai marre des miettes entre mes dents, du chocolat contr emon palais, je suis lassée de ces aliments qui ne m'apportent pas la satisfaction que je voudrais -sinon, pourquoi en mangerais-je tant? C'est seulement qu'ils ne me contentent pas, et que, déçue, j'en avale beaucoup à la recherche de ce que j'espérais ressentir... Je croyais aimer le chocolat, mais ce n'est qu'une illusion...

A l'heure où j'écris toutes ces conneries, je planifie déjà ma prochaine crise. Si ce n'est pas stupide... Je prétends toutes sortes de choses, mais je sais déjà que mon estomac ne vas pas tarder à exploser. L'agitation s'empare de mes membres, le stress m'envahit, il faut que je l'apaise, que je me calme... Je n'ai pas le temps...

[ Et sans manière elle fout le camp
Vers moi devant
Et moi je l'apprends et elle m'éprend
Et par derrière par devant
Elle aura tout son temps
Et sans retour en arrière
Pour s'enfuir en avant
Envole-toi ! ]

[Et ton parfum est clandestin dans ma main...]

J'angoisse, je ne respire plus. La tête me tourne, je tremble. Mes yeux se constellent de larmes, ma vision se trouble. J'avale la boule qui coince ma gorge, je déglutis, je sors.
J'ai si peur.



# Posté le mercredi 28 mai 2008 05:44

Modifié le mercredi 28 mai 2008 06:09

Quelle bande d'enfoirés.

Quelle bande d'enfoirés.

Pareille aux mannequins (bientôt), vaguement ridicule, je m'empiffrais, mais chut. C'est un secret. Regardez bien, c'est l' imparfait, ce qui est sale doit y rester.
Je laisse donc ces crises affreuses dans l'imparfait pour me réfugier dans mon parfait, parce que ça suffit, il faut que je m'arrête. Non pas que je sois grosse, enfin, je ne vous le dirais pas [Ca ne se dit pas.], simplement je veux maigrir -parce que oui, je suis grosse.

Non, ne me croyez pas folle, je ne le suis pas. Si, mais vous ne le savez pas. Personne ne sait. Personne, c'est moi. Je ne suis Personne, Personne c'est Rien, et puis surtout, Personne est parfait. Oui, je suis comme tous ces pré-pubères qui aiment à tordre les mots, pourquoi mettre deux fois la négation, tout est dans le personne...
J'ai mes règles, c'est dégueulasse, ça pue, ça colle, ça tache, ça coule, c'est écoeurant, dégoutant, salissant, déprimant. Putain, jOre j'veux avoir des gosses, jOre j'veux leur donner la joie de se faire baiser par la vie autant que moi. jOre j'veux d'une jolie petiote qui va rigoler pleurer et chier dans son froke pendant les 10 premiers mois de sa vie pour ensuite comprendre que putain, c'est que d'la merde, et pour qu'elle se suicide à 15 ans -voir plus tôt, qui sait, je serai(s) une si mauvaise mère. Nan, sérieux, à quoi ça me serre d'avoir des culottes pleines de sang dégueu et puant, merde.?.

Bref, que disais-je? Qu'il me fallait maintenant pénétrer le présent. Le présent doit être intact, propre, pur, irréprochable -parfait, si vous préférez.
Lily s'est barrée. Elle s'est cassée, elle m'a plantée. C'est vrai qu'à force, je m'embrouillais. Tantôt elle était moi, tantôt elle était elle, tantôt elle était dans moi. Mais là, c'est mon amie, et elle est partie.
Je sais quand elle rentre. Le premier Juin, elle m'a dit. D'ici là il me faut impérativement parfaire ce corps. Elle ne mange plus depuis si longtemps, elle, je serai loin de toutes façons d'être à sa hauteur. Mais au moins, lui faire plaisir. Lui plaire, passant ma langue sur mes dents. Je suis une salope, une garce, une pute ? Tu parles. Je ne sais même pas quel goût ont les lèvres des autres.

Je déteste tellement le mercredi. Celui-ci c'est bien mal passé, comme d'habitude. Mais c'est terminé. Le prochain sera délicieusement hyperprotéiné, un point c'est tout.

Laissez moi rire. Mon échine se tord, se contorsionne, comme elle est drôle. Je n'aime plus ses ça va, ses savates, je l'aime bien, ouais. Mais elle fait chier.
Tout le monde me fait chier. Je, me fait chier.


Waaaw.



Just a smily smile ?


* =) *




FoOd is not for eat, just for look, just for joke.

# Posté le mercredi 21 mai 2008 17:02

Modifié le mercredi 21 mai 2008 17:17

.

.
Je sais que je ne dis plus rien depuis quelques jours. Je ne sais plus très bien combien, mais qu'importe.
Je suis lasse. C'est dans les méandres de mon appareil digestif que se glissent chaque seconde quelques parcelles du peu de vie qu'il reste en moi, pour finir au fond des chiottes, et peu importe de quel côté.

Je me fais chier, à saliver, je me fais chier, à bouffer, je me fais chier, à engraisser. J'aimerais arrêter. Je ne comprends pas par où s'est glissée ma volonté. Elle m'a filée entre les doigts, en un courant d'air froid, putain. Elle est plus là.
Pourtant sa bouche entrouverte et ses cheveux évanescents me font rêver, j'ai envie de m'envoler, moi aussi, j'ai envie de nager. J'ai envie de tourner, de danser, de rire. De maigrir.

Wahou.

Ca sont ces mots qui, dénués de sens, souillent mes pensées, mon corps et mon claver. Sans doutes ne percuteront-ils aucunement vos yeux fébriles aux pupilles excitées, sans doutes se perdront-ils dans le flots de vos réflexions, comme dans celui des miennes qui ne cessent et ne cessent d'être bafouées par mon estomac. Je ne vaux rien, et je le sais. J'en ai marre qu'on me mente et qu'on fasse semblant de me consoler, ils ne me croient pas quand je parle et tant mieux, parce que je mens. Tout le temps. Non, ce n'est plus tellement amusant mais je n'en n'ai strictement rien à foutre. Je suis bien comme ça. C'est cool.

Tous les matins je me réveille le ventre vide et je me dis que la journée sera anorexique, mais mes journées s'ensuivent, boulimiques. C'est stupide.

Je suis une trouillarde sans couilles et je tourne en rond. Je ne sers à rien, putain, je sers à rien.

Wahou.

# Posté le dimanche 18 mai 2008 07:13

Modifié le lundi 19 mai 2008 14:05